• Le concept de droite et de gauche a-t-il encore un sens ?

    Le concept de droite et de gauche a-t-il encore un sens au XXIèmesiècle ? Certes, on me dira que ce clivage a toujours existé dans l’histoire française, mais aussi dans la plupart des pays de part le monde. Malgré tout, ce clivage qui eut certainement quelque fondement du temps de la guerre froide ne me semble plus en avoir depuis lors.

    A l’heure actuelle, un autre se dessine entre d’un côté les partisans du libre-échange et d’une Europe fédérale et ceux qui croient plutôt en une Europe des nations mais aussi à des mesures protectionnistes ciblées. Parmi les premiers, figurent François Hollande, Jean-Marc Ayrault, mais aussi Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui ont défendu cette vision de l’Europe et du monde. Parmi les seconds, on retrouve Nicolas Dupont Aignan, Jean-Pierre Chevènement, Marine le Pen mais aussi feu Philippe Seguin.

    Ce clivage connut son apogée au moment de la ratification par le peuple du traité constitutionnel européen, qui fut rejeté par une très large majorité de français. La victoire du camp des eurosceptiques, une sorte de revanche sur le traité de Maastricht, approuvé d’une très courte tête. Malgré ce refus, les parlementaires votèrent le traité de Lisbonne sous la Présidence de Sarkozy qui n’était au fond qu’un copier-coller du traité rejeté par les français quelques années auparavant.

    Bien sûr, les excès dans un sens comme dans un autre sont condamnables. Néanmoins, on est en droit de se demander pourquoi des directives européennes totalement coupées des réalités du domaine auquel elles s’appliquent peuvent ainsi être imposées sans le moindre débat au parlement. On peut aussi s’interroger sur la pertinence d’une Europe qui refuse par principe de protéger ses industries via des barrières douanières, des quotas ou tout autre moyen, les sacrifiant au grand bénéfice des chinois. Mieux ou pire, c’est selon : une Europe qui défend l’idée que des multinationales françaises puissent faire travailler sur notre propre sol des ressortissants des pays de l’Est qui seraient payés selon le droit social de leur pays d’origine, autrement dit le salaire minimum de chez eux et non pas de chez nous !

    On est en droit de penser que l’heure de vérité sonnera sans doute plus tôt que prévu et qu’un jour, les peuples se réveilleront comprendront que les clivages traditionnels ne signifieront plus rien et se révolteront contre leurs gouvernants, dans l’espoir d’une vie meilleure. 


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