• Le retour du protectionnisme

    On ne cesse de nous dire que l'on ne peut rien face face aux pays émergents, qu'un retour au protectionnisme aurait des conséquences fâcheuses pour notre économie, car on nous appliquerait alors des mesures de rétorsion, notamment.

    Seulement, il se trouve que ces mesures, les pays émergents les appliquent déjà ! Contrairement aux dires des experts, s'il y a bien miracle asiatique, cela n'est pas dû à des politiques totalement libérales, mais bel et bien dirigistes et protectionnistes, qu'il s'agisse de la Chine, du Vietnam ou de la Corée du Sud, où l'Etat oriente et intervient dans l'économie.

    L'Europe, au contraire, préfère défendre l'inverse, comme les Etats-Unis (même si eux sont plus protectionnistes que nous). On en voit les conséquences ici : " Aux Etats-Unis, la cause la plus importante d'un taux de chômage de 9 % à 11 % est le fait que les Américains dépensent 600 milliards de dollars par an de plus, en biens étrangers que les étrangers ne dépensent en achats de produits américains ", explique un professeur d'économie dans La Tribune.

    On imagine sans peine la situation française, où longtemps certains ont glorifié le mythe de l'entreprise sans usines (un non sens aberrant sachant que les services dépendent à 40 % de l'industrie ) : 500.000 emplois industriels, un million selon d'autres, auraient été détruits en France depuis les années 2000, plusieurs millions au niveau de l'Europe.

    Pendant ce temps-là, les pays asiatiques plus particulièrement, ont mené une politique inverse, avec les résultats que l'on connaît : " Le modèle de développement asiatique, bien loin des idéaux néolibéraux, est un modèle de développement dirigiste, protectionniste et patriote, écrit Marianne 2. L'Etat donne une direction ferme à l'économie, à travers une politique industrielle menée dans la durée. (...) En gros, le modèle de développement asiatique est l'exact contraire de la voie suivie par l’Europe d'aujourd'hui, libérale, libre-échangiste et supranationale ".

    La question est bel et bien de savoir si l'on veut veiller à la réindustrialisation de notre pays, ou si l'on désire devenir un musée pour les pays émergents avec des millions de pauvres et de chômeurs.
     


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