• Les anciens et les modernes

    A travers l’émission de Mots Croisés animée par Yves Calvi, on a pu constater à quel point le clivage est fort entre d’un côté, ceux qu’on pourraient appeler les anciens qui ne veulent rien changer et les modernes, qui veulent tout changer au service de la France.

    Si l’opposition classique d’Eric Woerth, ancien ministre du budget face à Marylise Lebranchu, actuelle ministre de la Fonction publique n’a rien de vraiment passionnant, c’est sans doute la première fois que l’on voit dans cette émission Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’Ifrap, un think thank qui défend des réformes fondamentales dans l’intérêt de notre pays.

    De plus en plus médiatique, cette dernière n’a pas hésité à défendre les idées qui sont les siennes, notamment la rationalisation des dépenses publiques par la suppression des doublons selon les échelons locaux. En effet, il est ainsi possible aujourd’hui pour un département, une commune ou une région d’exécuter la même tâche, chacun de son côté, ce qui entraîne des abus de dépenses publiques de part et d’autres… sans oublier de nombreux projets délirants comme le fait que deux villes pourtant très proches disposent chacune d’une gare ou encore de deux stations d’épuration, dans le but de satisfaire les élus de ces villes. 

    On apprend notamment qu’avec cette même rationalisation, il serait possible d’économiser 60 milliards d’euros sur le budget de l’Etat sans sacrifier la qualité du service public assuré aux français. Certes, au cours de l’émission Yves Calvi n’avait pas l’air très convaincu ni même de comprendre ce qu’il en retournait, comme nombreux journalistes dans sa profession, qui préfèrent augmenter les impôts plutôt que de réduire les dépenses. Pourtant, lorsqu’on interroge les français, on réalise que    80 % droite et gauche confondus sont favorables à des réductions de dépenses plutôt qu’à des augmentations d’impôts… mais sans doute ne faut-il pas se fâcher avec les hommes politiques, avec qui nombreux journalistes fricotent !

    Reste que cette émission a été utile car elle a permis aux français de comprendre les enjeux de demain et les a sûrement confirmés dans leurs certitudes, à savoir qu’il est impératif de mettre un terme aux gaspillages, de réduire le nombre d’élus et de hauts fonctionnaires, mais aussi de moderniser l’Etat, si l’on veut vraiment contribuer au redressement de notre économie.


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