Selon les statistiques officielles, en 2011 pas moins de 35 000 français auraient quitté le territoire national au profit d'autres pays, notamment la Belgique ou l'Angleterre. La plupart sont jeunes et d'aucun disent que s'ils sont partis, ce sont avant tout pour des raisons professionnelles. Qui peut le croire ?
Certes, des raisons professionnelles s'avèrent propices au départ : pourquoi demeurer dans un pays qui n'a plus rien à offrir, sinon assistanat, paupérisation, fiscalisme ou chômage ? Lorsqu'on constate que dans d'autres pays, on gagne bien plus qu'en France, tout en disposant d'infrastructures publiques ( cette blague, imaginez-vous, des écoles et des hôpitaux dans d'autres pays que la France ! Ahurissant ! ) de qualité, en raison de charges sur le travail beaucoup moins élevés.
On me rétorquera qu'à cette époque, Nicolas Sarkozy était encore Président de la République mais comme par hasard, en 2011 a été décidé une augmentation forte des taxes et des impôts qui ont représenté plusieurs dizaines de milliards d'euros, le tout pour sauver le triple A que l'on n'a finalement perdu. Sans oublier la perspective de l'élection présidentielle qui donnait François Hollande vainqueur. Néanmoins, il serait illusoire de croire qu'avec les fortes augmentations d'impôts votées par la majorité actuelle, les français les plus dynamiques aient décidé de résister aux douces sirènes de l'expatriation !
Il est commode de stigmatiser ces français qui partent en les traitant d'égoïstes, mais qui est responsable de la débâcle actuelle ? N'est-ce pas une classe politique totalement discréditée, qui refuse de payer ses impôts comme tous les français, bénéficiant à ce titre d'un régime fiscal avantageux ? N'est-ce pas ces journalistes donneurs de leçon de morale qui profitent de niches fiscales tout aussi avantageuses ? Est-ce la faute de ces français si leur pays n'a aucun job à leur offrir, sinon des stages bidons dans des entreprises ou dans des collectivités locales, malgré leurs qualifications ? D'autres peuples s'expatrient sans que l'on en fasse un fromage.