J'ai dû mal à me faire à l'idée que l'on n'est pas conçu les campus universitaires de telles sortes qu'ils soient adaptés au nombre de leurs étudiants : 5000 étudiants, 5000 lits, pour faire court. Résultat des courses, beaucoup galèrent pour trouver un logement décent, quand ils ne sont pas obligés de dormir dans leur voiture ( pour ceux qui en ont une ) ou même dans des foyers divers http://www.universimmo.com/actu/uniactu00x.asp?Article_Code=291 une véritable honte dans la République comme nous la concevons.
Ce pourquoi il conviendrait de mener une réforme globale, qui ne se limiterait pas seulement à valoriser les aides publiques au logement http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/logement-social/aides_logement/ : il conviendrait de réformer le système des bourses actuelles, en vue de s'assurer que 75 % des élèves des grandes écoles, écoles de commerces, d'ingénieurs, mais aussi des universités, soient titulaires d'une bourse, ce qui permettrait notamment de réintroduire une forme de mobilité sociale. Par ailleurs, il faut mener un véritable plan marshall en vue de permettre à tous les jeunes d'obtenir un logement décent, loin des conteners que l'on a cherché à nous vendre et qui présentent des risques non négligeables http://fr.wikipedia.org/wiki/Conteneur
L'idéal serait bien sûr que les bourses attribuées aux étudiants leur permettent de faire face aux besoins de la vie courante, comme faire les courses ou payer leur loyer, car ils ne peuvent pas pleinement se concentrer sur leurs études, s'ils sont obligés de cumuler les petits boulots, jusqu'à quatre heures du matin. Ainsi, la question des aides publiques au logement ne se poserait plus, et pourraient être intégrés au nouveau calcul des bourses.
Il convient de rappeler sans cesse cette évidence qui échappe à un grand nombre d'hommes politiques : un pays qui sacrifie sa jeunesse et ne lui permet donc pas de s'épanouir librement, de se réaliser pleinement, n'a pas d'avenir.