L’idée est désormais ancrée dans les têtes… dans toutes les têtes, y compris celles qui y furent les plus rétives. Initié par Nicolas Bavarez par le biais de son ouvrage « la France qui tombe » qui déjà fit grand bruit, le sujet du déclin de la France passionnait le tout Paris politique et médiatique, il passionne désormais les français, qui se mettent à douter, à s’interroger sur la pertinence de cette analyse mais aussi sur celle de leur modèle social.
Car en réalité, c’est bel et bien la question de notre modèle économique et social qui est ainsi mis en lumière lorsqu’on pense au déclin qui serait économique mais aussi politique et culturel. La France s’aime-elle encore ? Les élites politiques de droite comme de gauche ont-elles encore une vision de ce qu’elles souhaitent apporter à leur patrie ou ne songeraient-elles qu’à se ménager des clientèles en vue de se faire élire et réélire ?
Cette idée de déclin qui serait inéluctable s’immisce dans les esprits insidieusement et a des conséquences désastreuses sur le plan humain et psychologiques, dans ce qu’elles ont de démoralisantes. Ainsi, l’on en viendrait à refuser le combat, à refuser de se battre pour donner le meilleur de soi-même, sur le mode « à quoi bon tout cela ? » En l’espèce, seul un sursaut national engendré par un homme ou une femme d’Etat, agissant dans le sens de l’intérêt national, doté d’une réelle vision et agissant pour la prochaine génération et non sa réélection peut mettre un terme à pareille attitude, entraînant une mobilisation générale et favorisant de part ce fait, la productivité, la créativité, la prospérité économique de notre nation.